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L’acidification de l’organisme est un phénomène tout à fait naturel dû, entre autres, à la respiration. En effet, lorsque nous respirons, cela acidifie le pH de notre sang qui, pour rester en bonne santé, doit rester dans un intervalle très étroit (entre 7,36 et 7,42). Comme toujours, notre corps est une fabuleuse machine où tout est bien pensé : pour éliminer cet excès d’acide, il existe ce que l’on appelle des systèmes tampon qui vont permettre de réguler le pH.
L’illustration ci-contre montre que l’acidité n’est pas toujours une mauvaise chose : par exemple, les sucs gastriques (dans l’estomac) sont acides, afin de digérer correctement et inhiber la croissance bactérienne.
En revanche, il existe des situations lors desquelles les acides supplémentaires vont avoir du mal à être correctement éliminés : un manque d’activité physique ou au contraire, une pratique sportive trop intensive, un stress chronique, une activité intellectuelle trop intense et bien sûr, une alimentation acidifiante.
En cas d’acidité excessive du sang, le corps va mettre en place plusieurs mécanismes pour nous maintenir en vie. Le principal d’entre eux consiste à venir puiser dans la réserve de minéraux alcalins du corps, permettant de tamponner cette acidité : magnésium, calcium et potassium sont les principaux minéraux concernés. C’est cet état que l’on appelle l’acidose. Les conséquences de cette déminéralisation sont directement en lien avec des carences en ces trois minéraux :
Détaillons ensemble certains des points évoqués dans cette introduction.

Comme nous l’avons vu en introduction, la production de déchets acides par l’organisme est normale et est en situation optimale, équilibrée par l’organisme (c’est ce que l’on appelle le système «tampon»).
Cependant, avec une production anormalement élevée de déchets acides et/ou un défaut de fonctionnement de notre système «tampon», nous pouvons tomber dans un état que l’on appelle l’acidose (la balance acido-basique penche vers un pH acide).
Voici quelques causes identifiées selon la littérature.
L’alimentation est la première cause d’acidose. En effet, elle influe sur l’équilibre du corps par plusieurs aspects :
Le stress impacte en effet le bon fonctionnement des organes chargés de tamponner l’acidose et engendre plusieurs conséquences :
D’autres facteurs que le stress peuvent aussi perturber notre système tampon et donc l’équilibre acido-basique :
Voici quelques exemples de pollutions aggravant les situations d’acidose :
Pour tamponner l’excès d’acidité dans le corps, l’organisme va chercher des ressources alcalinisantes dans ses réserves de minéraux, notamment le calcium sous forme de phosphate présent dans les os.
Les signes de ce déséquilibre sont ceux d’une déminéralisation et notamment :
Au vu des impacts listés dans le paragraphe précédent, on comprend qu’il est nécessaire d’identifier puis de corriger une acidose le plus tôt possible, afin d’éviter qu’elle ne s’installe et déminéralise de manière prolongée notre organisme.
Le meilleur moyen est de mesurer son pH urinaire au moyen d’une bandelette graduée. Optez pour un papier gradué précisément entre 5 et 7, car le pH urinaire ne peut de toute façon pas sortir de ces bornes (ne prenez pas le rouleau pour la piscine, ce ne sera pas assez précis).
Ne mesurez jamais la première urine du matin : elle est toujours acide, car l’élimination des déchets se fait durant la nuit. Idéalement, la mesure se fait :
Et ceci, sur une semaine environ.
Car votre pH urinaire peut fluctuer selon ce que vous avez mangé, votre niveau de stress ou de fatigue, votre activité physique / sédentarité… Il est donc important de pouvoir faire une observation moyenne sur une semaine.
Voici comment analyser les résultats (moyenne des résultats observés sur une semaine) :
L’alimentation a une influence prépondérante dans l’équilibre acido-basique, tant dans l’accumulation de déchets acides que dans l’apport exogène d’aliments alcalinisants. Nous vous présentons ici les aliments qu’il faudra favoriser, car apportant des minéraux alcalins en quantité, ainsi que ceux qu’il faudra éviter ou limiter, car favorisant l’accumulation de déchets acides.
Le PRAL, c’est l’acronyme pour « Potential Renal Acid Load ». Il s’agit de la capacité d’un aliment à fournir des minéraux acidifiants ou alcalinisants. Il est calculé sur la base de la teneur en minéraux de cet aliment, de leur coefficient d’absorption intestinale, et en évaluant l’acidité de l’urine à l’ingestion de cet aliment. Il est exprimé en mEq (milliéquivalent).
Cette notion est intéressante, mais est à prendre avec des pincettes, ou en tout cas, avec le recul qui s’impose : il n’y a en effet pas de consensus formel sur le mode de calcul et surtout, chaque organisme est différent. La capacité de métabolisation des acides peut varier d’une manière significative d’un individu à l’autre.
On trouve sur internet et dans la littérature scientifique de nombreuses tables PRAL, pas toujours en accord les unes avec les autres.
On peut toutefois constater des tendances globales :
Cela ne veut pas dire qu’il faut arrêter de manger des produits animaux. Pensez simplement à fournir à chaque repas des fruits et légumes, afin d’alcaliniser votre assiette.
Ponctuellement, il peut être nécessaire de soutenir le corps avec des plantes et/ou micronutriments, qui viendront non seulement aider l’organisme à évacuer les déchets en excès, mais également apporter en quantité importante des minéraux alcalins, pour rétablir la situation et repartir sur de bonnes bases.
Détoxication et régénération du foie : une bonne santé du foie permettra de disposer d’un système digestif efficace, permettant d’éviter les fermentations acides. Le Desmodium (Desmodium adscendens) est un excellent protecteur, détoxifiant et régénérant du foie. À éviter en période de grossesse / allaitement.
Drainage rénal : le bouleau (Betula pendula) est un excellent draineur rénal, connu pour ses propriétés diurétiques et sera donc très utile pour les personnes ayant des difficultés rénales.
Il contient des dérivés de l’aspirine (salicylates), on l’évitera donc en cas d’allergie à ces derniers. Prudence également chez les femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu’en cas d’utilisation concomitante d’anticoagulants.
Drainage rénal : le pissenlit (Taxacum officinalis) est qualifié de draineur universel (rénal, biliaire, hépatique). Il a donc toute sa place dans la gestion de l’acidose. De plus, il renferme de nombreux minéraux et vitamines. Préférez l’extrait fluide concentré pour bénéficier au maximum de tous ces bienfaits. Le pissenlit est contre-indiqué en cas de grossesse/allaitement et est à utiliser avec précautions en cas d’obstruction des voies biliaires, ulcère du duodénum ou insuffisance rénale.
Diurétique et reminéralisante : en plus d’être diurétique, l’ortie (Urtica dioica) est extrêmement riche en minéraux et vitamines. Elle a toute sa place dans le rééquilibrage acido-basique de l’organisme.
Dépurative, détoxifiante, alcalinisante : la luzerne (Medicago sativa), aussi connue sous le nom d’alfalfa, se retrouve dans l’alimentation sous forme de jeunes pousses, agrémentant les salades et crudités. C’est une plante particulièrement dense sur le plan nutritionnel : protéines (contenant tous les acides aminés essentiels), vitamines, minéraux…
Elle stimule également la digestion. Elle est donc naturellement indiquée pour aider à restaurer l’équilibre de l’organisme en évacuant et tamponnant l’excès de toxines acides.
Elle est déconseillée en cas d’antécédents personnels / familiaux de cancers du sein, du fait de son action œstrogénique.
L’eau de mer hypertonique, plasma marin ou eau de Quinton renferme tous les micronutriments dont l’organisme a besoin, sous une forme parfaitement utilisable et assimilable par l’organisme. Il peut être une formidable source de reminéralisation chez les organismes fatigués et dévitalisés.
L’eau de Quinton est à consommer avec prudence chez les personnes souffrant d’hypertension artérielle, en raison de son apport élevé en sodium.
Minéraux à privilégier : Calcium, Magnésium, Potassium, Manganèse et Zinc. Ces minéraux ont une très bonne capacité de «tampon». Ces minéraux sont à consommer de préférence sous la forme citrate, bisglycinate ou malate. En effet, ces formes sont particulièrement bien assimilables par l’organisme et seront donc plus efficaces, contrairement à d’autres formes (Oxyde, sulfate ou carbonate).
Il est possible d’effectuer une cure ponctuelle de ces minéraux, afin de rééquilibrer l’organisme si l’on a détecté une acidose.
Naturellement riche en minéraux dont le zinc (reconnu pour son action dans le système tampon), le pollen frais de bruyère contribue à un métabolisme acido-basique équilibré. Il contient des fibres qui soutiennent le bon fonctionnement des intestins, et des minéraux alcalinisants qui contrebalancent les effets délétères d’une consommation d’aliments industriels.
Consommez ce pollen à raison d’une cuillère à soupe par jour, en prenant soin de bien le «mâcher» avant de l’avaler.
La glutamine est le «ciment» de notre paroi intestinale. En cas d’inflammation ou d’hyper-perméabilité, les fonctions d’élimination intestinale sont altérées et, comme nous l’avons vu, cela peut empêcher l’organisme d’être en homéostasie (capacité de l’organisme à maintenir un équilibre interne stable). Il peut donc être utile de se compléter en glutamine, dans le cas où l’on suspecte une inflammation ou hyper-perméabilité intestinale.
Le bon fonctionnement intestinal repose sur une flore intestinale équilibrée. Dans les cas de dysbioses, il peut être intéressant de se complémenter ponctuellement en probiotiques. Le choix des souches dépendra des symptômes mettant en évidence la dysbiose.
Faites-vous conseiller pour un maximum d’efficacité de votre cure.
Le laboratoire Soria Natural vous propose Inulac, renfermant 3 souches pour un total de 10 milliards de bactéries par jour (Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus paracasei, Bifidobacterium bifidum) ainsi que des fibres (inuline) et des enzymes digestives. Il est conseillé dans les cas de ballonnement, de transit ralenti, de lenteurs digestives. Inulac contient des allergènes (soja, lactose, gluten).
Au même titre que la glutamine, la L-Citrulline sera très utile pour aider à régénérer une paroi intestinale altérée. N’hésitez pas à demander à effectuer des tests (analyse des selles, de marqueurs spécifique dans le sang, test de perméabilité intestinale, d’intolérances alimentaires).
Le laboratoire Soria Natural proposele Cyrasil+, un produit complet aidant à agir sur la détox et la régénération du foie. À base de radis noir, artichaut, chardon marie et desmodium, plantes connues pour leur rôle hépatotrope (agissant sur le foie), mais également de la phosphatidylcholine (contribue au fonctionnement normal du foie, produite naturellement par le foie) et du zinc (qui intervient dans de très nombreuses réactions enzymatiques, dont celles du foie). Pensez à vérifiez les contre-indications et précautions sur la fiche produit avant utilisation.
Auteur : Anne-Lise Collet – Naturopathe et nutritionniste – www.choisir-naturo.fr.
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