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SOPK : quels sont les “traitements” naturels ?

Femme avec système reproducteur en papier pour illustrer le syndrome des ovaires polykystiques

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), c’est quoi ?

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est aussi connu sous le nom de syndrome de Stein-Leventhal. C’est une affection hormonale, qui touche les femmes en âge de procréer, c’est-à-dire celles dont le système hormonal (sexuel) est en activité. Il se caractérise par la présence de kystes dans les ovaires, une production excessive d’androgènes (hormones masculines) et des anomalies dans le cycle menstruel.

C’est un trouble très courant, mais pas toujours détecté : environ 20 % des femmes ont des ovaires polykystiques à l’échographie et environ 7 % des femmes présentent les caractéristiques cliniques ou biochimiques du SOPK.

Symptômes du SOPK

Les symptômes du SOPK peuvent varier d’une personne à l’autre, mais les signes les plus courants comprennent :

  • Règles irrégulières : les cycles peuvent être (très) longs, les règles peuvent être absentes ou très peu fréquentes.
  • Anomalies hormonales : la testostérone ou l’insuline peuvent être trop élevées.
  • Kystes ovariens : les ovaires peuvent être recouverts de nombreux petits kystes, mais chez certaines femmes, il n’a pas cela, ce qui complexifie encore le diagnostic.
  • Hirsutisme : il est régulièrement observé une croissance excessive des poils, généralement sur le visage et le cou, la poitrine, le dos ou l’abdomen, mais aussi les cuisses et les fesses.
  • Acné : des éruptions cutanées d’acné peuvent survenir, en raison de l’excès d’androgènes.
  • Alopécie : une perte de cheveux ou diminution de la densité de la chevelure est également régulièrement observée, en raison de l’hyperandrogénie.
  • Prise de poids : certaines femmes atteintes de SOPK ont tendance à prendre du poids, souvent en raison de problèmes d’insuline.

Le SOPK peut aussi être associé à d’autres problèmes de santé, tels que la résistance à l’insuline, le diabète de type 2, les maladies cardiaques, l’apnée du sommeil et la stéatose hépatique (accumulation de graisse dans le foie).

Diagnostic

Le diagnostic du SOPK est basé sur une combinaison de symptômes, d’examens physiques, d’analyses de sang pour évaluer les niveaux hormonaux et d’échographies pour identifier les kystes ovariens.

Voici les examens classiques pour diagnostiquer le SOPK :

L’anamnèse

Le médecin commencera par recueillir des informations détaillées sur les symptômes que vous éprouvez tels que des menstruations irrégulières, une croissance excessive des poils, des problèmes d’acné et de poids. Il/elle peut également poser des questions sur vos antécédents médicaux et ceux de votre famille.

Un examen physique

Le médecin effectuera un examen physique pour évaluer les signes cliniques du SOPK, notamment l’excès de pilosité, l’acné, la prise de poids et les anomalies du cycle menstruel.…

Des analyses sanguines

Des tests sanguins seront effectués pour évaluer les niveaux d’hormones, tels que l’hormone folliculo-stimulante (FSH), l’hormone lutéinisante (LH), la testostérone, l’œstradiol et l’hormone anti-müllérienne (AMH). Des anomalies hormonales, telles qu’un ratio LH/FSH élevé et des niveaux élevés de testostérone, sont souvent observées chez les femmes atteintes de SOPK

Une échographie pelvienne

Une échographie pelvienne permet de visualiser les ovaires et de détecter la présence de kystes. Dans le SOPK, les ovaires peuvent apparaître agrandis et contenir de multiples petits kystes. Cependant, il est important de noter que la présence de kystes n’est pas nécessairement suffisante pour diagnostiquer le SOPK, car d’autres conditions peuvent également entraîner la formation de kystes ovariens.

Bien entendu, le diagnostic est basé sur une combinaison de critères, et il n’existe pas de test unique. Il existe cependant des critères dits de « Rotterdam », qui nécessitent la présence d’au moins deux des trois caractéristiques suivantes pour confirmer le SOPK : irrégularités menstruelles, signes cliniques ou biochimiques d’hyperandrogénie, et échographie montrant des ovaires polykystiques.

Les types de SOPK

Insulino-résistant

C’est le SOPK plus classique (70 % des cas), il est dû à un problème de régulation de l’insuline. Cette hormone pancréatique est sécrétée avant tout pour réguler la glycémie et stocker le sucre en excès dans le sang. Lorsqu’il y en a de trop, l’insuline a un impact sur les ovaires qui vont fabriquer des androgènes (testostérone notamment au lieu de fabriquer des œstrogènes). L’insuline ne remplissant plus son action normale, le corps continue à en fabriquer de manière trop importante. Les cellules y deviennent alors résistantes, elles ne l’absorbent plus et cela cré une hyper-insulinisme.

Surrénalien

Le SOPK surrénalien peut provenir d’un dysfonctionnement des hormones sécrétées par les surrénales et notamment : le cortisol et le DHEA. Le DHEA (déhydroépiandrostérone) est une hormone produite par les surrénales, sous le contrôle d’une hormone hypophysaire, l’ACTH (donc produite dans le cerveau). Le DHEA est lui-même un précurseur d’autres hormones, comme la testostérone et l’œstradiol. Ainsi, produire trop de DHEA peut mener à des symptômes d’hyperandrogénie comme l’arrêt des règles, de l’hirsutisme ou la perte de cheveux, etc.

Le cortisol, quant à lui, est sécrété également par les surrénales, en réponse à un stress ou une anxiété. Il utilise la même filière que la progestérone, hormone féminine. Ainsi, en cas de stress prolongé, on finit par ne plus avoir assez de progestérone et avoir trop de cortisol.

On peut évaluer les niveaux de cortisol et DHEA très simplement par une prise de sang.

Post-pilule

Lorsque l’on arrête la pilule contraceptive à base de drospirénone ou cyprotérone (Yasmin®, Yaz®, Diane® …), il est commun de constater une augmentation passagère des androgènes. Cette élévation temporaire des androgènes est suffisante pour que l’on puisse poser le diagnostic de SOPK.

Ainsi, si un sujet remplit les critères de diagnostic du SOPK, sans résistance à l’insuline et surtout si cette personne vient de stopper sa pilule contraceptive, le SOPK sera qualifié de type “post-pilule”.

En revanche, s’il n’y a pas de résistance à l’insuline, ni d’arrêt récent de pilule contraceptive, ou enfin que les problèmes hormonaux existaient déjà avant la prise d’un contraceptif, le SOPK sera qualifié d’un autre type (voir ci-dessus + après).

Inflammatoire

L’inflammation chronique est l’un des maux récurrents les plus courants de notre société moderne. Mauvaise hygiène de vie, mauvaise alimentation, perméabilité intestinale … les causes sont nombreuses et les manifestations parfois sourdes, si bien que l’on n’en a pas conscience. Si vous souffrez d’une inflammation chronique (que l’on appelle aussi « de bas grade »), cela peut conduire vos ovaires à produire trop de testostérone, donc potentiellement à un SOPK.

Voici quelques manifestations courantes d’une inflammation récurrente :

  • fatigue persistante
  • insomnies régulières
  • troubles de l’humeur (dépression, anxiété)
  • troubles intestinaux (syndrome du côlon irritable, encore appelé colopathie fonctionnelle) ou SIBO (pullulation bactérienne de l’intestin grêle)
  • douleurs chroniques (muscles, articulations, tendons, maux de tête);
  • maladies auto-immunes, la plus répandue étant la maladie d’Hashimoto (hypothyroïdie d’origine auto-immune);
  • maladies chroniques de la peau (eczéma, psoriasis, dermite séborrhéique …)

Si, comme pour les types précédents de SOPK, vous répondez aux critères du SOPK, mais que vous ne faites pas de résistance à l’insuline et que vous n’avez pas récemment stoppé votre pilule contraceptive, votre SOPK sera qualifié du type inflammatoire.

SOPK : quelles aides et traitements naturels ?

L’accompagnement naturopathique du SOPK vise à atténuer les symptômes et prévenir les complications à long terme. Il ne se substitue pas à l’accompagnement d’un professionnel de santé, ni à des traitements médicamenteux qu’il vous airait prescrit. En tout état de cause, il convient de toujours demander l’avis de votre professionnel de santé avant de stopper ou modifier un traitement en cours.

Cet accompagnement naturel peut inclure des modifications de l’hygiène de vie (habitudes alimentaires, activité physique, gestion du stress), des compléments alimentaires pour réguler les cycles menstruels et réduire les androgènes, réguler l’insuline …

Les plantes et la phytothérapie

La phytothérapie est largement reconnue et documentée scientifiquement pour accompagner les déséquilibres hormonaux. Voici quelques plantes en ce sens, qui seront également utiles pour soutenir le foie et les intestins, émonctoires indispensables dans le bon fonctionnement hormonal sexuel.

La maca

La maca (Lepidium meyenii) également appelée ginseng andin ou péruvien est une plante de la famille des Brassicaceae, dont on utilise le bulbe en phytothérapie. C’est une plante adaptogène qui contient de très nombreux nutriments (60 à 75% de glucides, 10 à 14% de protides, 2,2% lipides et 8,5% de fibres, calcium, potassium, cuivre, fer, manganèse, iode et zinc, acides gras, acides aminés … C’est une plante fortifiante ! Dans le cadre du SOPK, il semblerait que grâce à ses stérols végétaux et à sa capacité à stimuler le système endocrinien, cette plante puisse aider à retrouver un équilibre hormonal (équilibre œstrogène et progestérone), et ainsi favoriser l’ovulation, donc les chances de concevoir. Elle contribuerait également à atténuer certains symptômes associés au SOPK tels qu’un cycle irrégulier ou une pilosité excessive.

Le gattilier

Le gattilier (vitex agnus castus) est également appelé agneau chaste ! En effet, il était utilisé au Moyen-Âge pour réprimer la luxure et rendre l’homme chaste comme un agneau ! C’est un arbuste méditerranéen des zones humides, dont on utilise les baies séchées. Chez la femme, il agit comme un rééquilibrant général du système hormonal et non pas en apportant « simplement » des phyto-oestrogènes. Il est très indiqué pour tous les âges de la vie, dès que l’équilibre hormonal est perturbé. Il renferme de nombreux actifs dont de la castine, une substance amère et des flavonoïdes. Il apaise le mental, le système nerveux central, il est d’ailleurs légèrement sédatif. Attention à ses effets anaphrodisiaques !

Dans le cadre du SOPK, l’utilisation du gattilier est généralement réservée à la médecine ; d’ailleurs de nombreux compléments alimentaires pour accompagner le SOPK en contiennent.

Le fenugrec

Le fenugrec (Trigonella foenum) est une plante qui pousse dans le pourtour méditerranéen et en Asie. Depuis l’Egypte ancienne, il est réputé comme plante médicinale majeure, notamment pour stimuler la lactation. On utilise ses graines en phytothérapie.

Cette plante contient notamment des huiles volatiles, mucilages, tanins, saponines et substances amères, des flavonoïdes. Elle est très utilisée pour soulager les troubles menstruels de la femme.

On l’utilise également fortifier les organismes fatigués, les personnes âgées, les convalescents, notamment grâce à sa richesse en minéraux, dont le fer et son action stimulante sur l’appétit.

Dans le cadre du SOPK, le fenugrec sera intéressant car il contribue à la régulation du taux de glucose sanguin.

Attention, le fenugrec présente des précautions d’utilisation : Ne pas utiliser en cas de grossesse. Éviter en cas de prise d’anticoagulants. Peut interagir avec des médicaments hypoglycémiants.

En raison de la présence de mucilages, il peut diminuer l’absorption de certains principes actifs. Il est recommandé de le prendre à 1h d’intervalle de la prise de médicaments.

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Extrait de Fenugrec

Joue un rôle de tonique digestif et dans la lactation. Aide à un taux de sucre et cholestérol normal.
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Le curcuma

Le curcuma (Curcuma longa L.) est également nommé Safran des Indes, Turméric, Souchet des Indes, Racine de Safran ou Arrow-root de l’Inde. Il appartient à la famille des Zingiberacées (Zingiberaceae). On utilise le rhizome coupé et séché, qui a une odeur douce et épicée, légèrement brûlante et amère, et une saveur très aromatique, un peu piquante.

Le curcuma contient des huiles essentielles (2 à 3%) à cétones sesquiterpéniques : turmérone, curlone, zingibérène. Il contient également des dérivés phénoliques : particulièrement les très fameux curcuminoïdes, dont la curcumine. Enfin, il contient des mucilages (polysaccharides: amidon, notamment) et des sucres : glucose, fructose, arabinose, …

Dans le cadre du SOPK, ce sont les propriétés anti-inflammatoires de la curcumine auxquelles on aura recours. Elle est également antioxydante et permet de réguler la glycémie, le taux d’insuline, le taux d’hormones sexuelles et l’hirsutisme. Un vrai couteau suisse du SOPK !

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Le framboisier

Le framboisier (Rubus Idaeus) est un arbuste bien connu que l’on trouve facilement sous nos latitudes. On connaît très bien les fruits mais ce sont ici les feuilles que l’on utilisera, en infusion, extrait fluide ou en gemmothérapie principalement. Elles contiennent de nombreux principes actifs, dont des tanins, des flavonoïdes (rutine), des vitamines C et B, des substances aromatiques et enfin de nombreux minéraux (calcium, magnésium, fer, phosphore, potassium, chrome, zinc, manganèse et oligo-éléments).

Les feuilles de framboisiers renforcent le système reproducteur féminin, elles aident à accompagner tous types de troubles, dont l’endométriose, les fibromes, les menstruations surabondantes, la dysménorrhée … Elles ont donc toute leur place dans l’accompagnement du SOPK.

Pour la femme enceinte : elles tonifient l’utérus, facilitent et accélèrent l’accouchement. Utilisation avec prudence pendant la grossesse !

L’huile de nigelle

L’huile de nigelle : la nigelle cultivée (Nigella sativa) est une herbacée annuelle de la famille des renonculacées, originaire de l’Eurasie. Aujourd’hui, elle est principalement cultivée dans les régions méditerranéennes, en Asie occidentale, en Arabie saoudite, au Soudan et en Éthiopie. Ce sont les graines qui sont utilisées en phytothérapie, dont l’huile est obtenue par pression à froid. Elle se présente aussi sous diverses formes et préparations : gélules, crèmes, tisanes … Mais c’est ici la forme de gélule qui va nous intéresser.

L’un de ses composés actifs, le thymoquinone, a fait l’objet de plusieurs essais cliniques. Une consommation régulière de cumin noir pourrait également réduire le taux de sucre dans le sang et la résistance à l’insuline, ce qui en fait un remède efficace pour les SOPK de type insulinien.

La réglisse

La réglisse (Glycyrrhiza glabra L.) également nommée Régalisse, Bois doux, Bois sucré, Racine douce, … de la famille des Fabacées (Fabaceae). On utilise son rhizome, qui contient des saponosides (triterpéniques, 2 à 15%) : dont la glycyrrhizine (qui donne la saveur sucrée avec un pouvoir sucrant 50 fois supérieur à celui du saccharose !), des flavonoïdes, des terpénoïdes et stéroïdes dont les phytostérols (qui ont une activité oestrogénique) et enfin des polysaccharides (10%). C’est l’une des plantes les plus utilisées dans le monde.

Ici, ce sont ses propriétés hypoglycémiantes ainsi que son action favorable sur l’hyperandrogénie qui seront les plus intéressantes dans le cadre d’un SOPK.

Le thé vert

Le thé vert (Camellia sinensis L.), est une plante de la famille des Theacées (Theaceae) dont on utilise les jeunes feuilles non fermentées pour le thé vert. Le Théier pousse spontanément dans les forêts pluvieuses de l’Inde (Assam) et dans l’est de la Chine. Il est largement cultivé en Asie et introduit dans l’est de l’Afrique tropicale.

Il est très connu pour sa teneur élevée en antioxydants (polyphénols), il contient également de la catéchine (gallate d’épigallocatéchine EGCG) mais également de la caféine (moins excitante que dans le café car couplée à des polyphénols), du fluor, des vitamines B et C, des protéines et glucides …

Il est réputé pour prévenir de nombreux maux ; dans le cadre d’un SOPK, ce sont surtout ses propriétés avantageuses dans la perte de poids, la baisse de l’insulinémie à jeun et celle de la testostérone libre que l’on mettra en avant.

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Le chardon-marie

Chardon Marie (Silybum marianum L.), que l’on appelle également par de nombreux autres noms : Lait de Notre-Dame, Chardon argenté, Chardon marbré, Silybe de Marie, Épine blanche, … Cette plante bisannuelle appartient à la famille des Astéracées (Asteraceae). On la retrouve dans les terrains secs et rocailleux, à moins de 700 m d’altitude, en Europe méridionale, Afrique du Nord et Asie occidentale. On utilise ses fruits, très riches en flavonolignanes, un mélange appelé silymarine, qui contient différents flavonoïdes (silybine, silychristine, silydianine, …).

Cette graine est également riche en d’autres flavonoïdes (taxifoline, quercétol, kaemférol, apigéninol, naringine, ériodyctiol, …) mais c’est surtout la teneur en silymarine qui va nous intéresser. En effet, la silymarine active les processus de régénération du foie et stimule la vésicule biliaire. La digestion s’en trouve facilitée, l’organisme est mieux détoxiné et peut mieux réguler les teneurs en hormones sexuelles. Par ailleurs, la silymarine a des effets anti-angiogéniques, qui réduisent la production de testostérone et augmentent la sécrétion de progestérone.

Extrait de Chardon-Marie

Propriété protectrice et détoxifiante de la fonction hépatobiliaire. Aide à éliminer les toxines du foie.
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Le fenouil

Le fenouil (Foeniculum vulgare M.), également nommé Fenouil doux, Fenouil commun, Fenouil des vignes, Aneth doux, Fenouil de Florence, … et appartient à la famille des Apiacées (Apiaceae). Cette plante herbacée annuelle est originaire du pourtour méditerranéen, mais aujourd’hui elle est largement développée dans toute l’Europe, mais aussi en Amérique du Nord, Asie de l’Est et Afrique du Sud. En phytothérapie, on en utilise principalement les fruits (graines), alors que l’on consomme ses feuilles dans l’alimentation courante. Les graines contiennent notamment des huiles essentielles (principalement de l’anéthole, mais aussi des fenchones, de l’estragole et quelques autres monoterpènes en quantité mineure). Elle renferme également des flavonoïdes des coumarines, des polysaccharides et des acides-phénols (caféique notamment).

Les graines de fenouil sont très connues pour leur action sur la digestion (particulièrement les ballonnements, spasmes et flatulences) ; elles ont également une action galactogène (qui stimule la production de lait). Mais ici, ce sont leurs propriétés oestrogéniques qui vont nous intéresser, car la consommation régulière de tisanes de graines de fenouil s’avéreraient efficaces dans la diminution de l’oligo-aménorrhée (menstruations peu fréquentes) et le syndrome prémenstruel.

La cannelle de Ceylan

La cannelle de Ceylan (Cinnamomum zeylancum) est une épice très connue, dont on consomme l’écorce, et est originaire de l’Inde et du Sri Lanka. Aujourd’hui, il est cultivé dans toutes les régions tropicales du globe. Ses constituants majeurs sont des huiles essentielles, principalement des aldéhydes cinnamiques (65 à 75%) et de l’eugénol (environ 5%). On y retrouve également des tanins, des sucres (mannitol, amidon) et des mucilages.

La cannelle est très connue de toutes les personnes qui ont des difficultés à gérer leur glycémie, et/ou qui présentent une résistance à l’insuline. On l’utilisera donc avantageusement chez les personnes qui présentent un SOPK de type insulinique.

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Pour aider à réguler la quantité de sucre dans le sang et à lutter contre la résistance à l'insuline.
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Le lin

Le lin (Linum usitatissimum L.) : on l’appelle également Lin cultivé, Lin domestique, Lin des fileurs, … cette plante appartient à la famille des Linacées (Linaceae). Le Lin est une des plantes les plus anciennes toujours existantes et est probablement originaire du Caucase, mais son origine exacte est inconnue. Aujourd’hui, il est cultivé dans presque toute la France, mais aussi dans une grande partie du globe !

En phytothérapie, on utilise ses graines, qui sont riches en polysaccharides mucilages, en acides gras polyinsaturés, phytostérols (cholestérol, campestérol, …), lignanes …

Les graines et l’huile que l’on en extrait présentent de très nombreuses propriétés, dont des propriétés antioxydantes et propices à la santé du cœur et du système digestif. Pour le SOPK, ce sont ses propriétés oestrogéniques et favorables à la perte de poids (gestion de l’appétit et de la satiété) qui nous intéresseront.

Quelles vitamines pour le SOPK ?

Les vitamines ne sont pas en reste pour accompagner le SOPK. Bien entendu, elles ne se suffisent pas à elles seules mais le maintien d’un taux optimal de ces nutriments permettra de solutionner le plus efficacement possible les désagréments liés au SOPK.

La vitamine D

Elle est connue pour stimuler l’immunité et faciliter l’absorption du calcium. Ici, nous veillerons à avoir un taux optimal de vitamine D, car celle-ci réduit les taux de testostérone et pourrait améliorer la fertilité chez les femmes souffrant d’un SOPK et dont la fertilité est souvent diminuée. On peut ainsi l’utiliser comme traitement contre l’hirsutisme, conséquence fréquente de l’hyperandrogénie. Par ailleurs, la vitamine D favoriserait la perte de poids et améliorerait la régularité des cycles chez les personnes en fort surpoids ou obèses.

On la trouve dans les poissons gras et les œufs principalement, et notre peau la synthétise en été lorsque les rayons du soleil sont suffisamment hauts (peaux claires). Il est malheureusement souvent difficile d’en avoir suffisamment sous nos latitudes et avec notre alimentation. Ainsi, une supplémentation à doses physiologiques, prise de manière quotidienne, est indiquée pour les personnes en carences (se vérifie très facilement au moyen d’une prise de sang).

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Vitamine D3 (2000 UI)

La vitamine D participe au bon fonctionnement du système immunitaire et au maintien de la santé osseuse.
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La vitamine E et CoQ10

La CoQ10 (Coenzyme Q10) est synthétisée par l’organisme. Elle est également apportée, dans une moindre mesure, par l’alimentation. Elle est indispensable à notre organisme : c’est avant tout un incontournable de la production d’énergie mais aussi un puissant antioxydant ; elle présente également des propriétés anti-inflammatoires. En particulier, elle aurait un effet protecteur de l’oxydation sur les ovaires. Enfin, des études ont montré qu’une supplémentation en CoQ10 améliore le fonctionnement endocrinien et métabolique chez des femmes souffrant du SOPK.

Dans le même esprit, la vitamine E possède également des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Elle aurait également des effets bénéfiques sur le profil lipidique, le contrôle de la glycémie et la gestion du poids des femmes souffrant du SOPK.

Les vitamines B (inositol)

L’inositol ou myo-inositol est une molécule organique très répandue dans la nature et synthétisée par l’organisme. Ce terme correspond à une famille de neuf composants similaires au glucose. L’inositol est couramment dénommé « vitamine B7 », mais ce n’est pas à proprement parler une vitamine.

Le myo-inositol (MI) et le D-chiro-inositol (DCI) sont les deux inositols les plus connus, ils sont réputés comme jouant un rôle important dans le SOPK. Ils fonctionnent tous les deux comme seconds messagers de l’insuline.

Dans l’ovaire, le MI prend en charge la signalisation FSH, tandis que le DCI est responsable de la synthèse de la testostérone sous l’action de l’insuline.

Dans un ovaire normal, ces activités se déroulent de manière équilibrée, permettant ainsi le maintien des niveaux hormonaux normaux et facilitant la fonction ovarienne.

Dans le SOPK, la résistance à l’insuline induit un rapport MI/DCI plus bas. Cela favorise l’hyperandrogénie et réduit l’efficacité de la signalisation FSH médié par le MI.

Ainsi, une supplémentation en MI améliorerait la fonction ovarienne et la fertilité, diminuerait l’hyperandrogénie, chez les personnes souffrant du SOPK.

Les autres nutriments et minéraux

La prise en charge du SOPK repose sur de nombreux éléments afin que l’organisme fonctionne de manière optimale. Voici donc des nutriments complémentaires qui vous permettront de mieux gérer votre SOPK.

Les probiotiques

Des études ont démontré que le microbiote de femmes atteintes de SOPK était différent d’un microbiote considéré comme « normal » : moins diversifié mais aussi carencé en certaines sous-familles de bactéries.

D’autres études ont fait le lien entre un déséquilibre de la flore intestinale (dysbiose) et la résistance à l’insuline, l’obésité, le diabète de type 2 et l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

Cet état de dysbiose peut également être responsable d’une hyper-perméabilité intestinale. Des molécules non désirables peuvent alors passer dans le sang, ce qui peut générer un état inflammatoire dit « de bas grade ».

Par ailleurs, certaines bactéries impactent directement les œstrogènes. Leur rôle est d’éliminer les œstrogènes désactivés par le foie. Une partie de ces œstrogènes est généralement réactivée sous l’influence d’une hormone fabriquée par certaines bactéries de la flore puis renvoyée dans le sang pour être réutilisée. En cas de déséquilibre de la flore, il est possible qu’elles en réactivent trop ou trop peu, ce qui évidemment là aussi impacte directement le bon fonctionnement hormonal.

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Participe à une flore intestinale en bonne santé et à une digestion apaisée. À base de ferments lactiques...
14.25

De plus, certaines bactéries ont une action favorisante sur le stockage des graisses, ce qui peut engendrer une prise de poids mais également des complications hépatiques comme la stéatose non alcoolique (maladie du foie gras).

Enfin, étant donné que certains neurotransmetteurs sont directement synthétisés dans l’intestin, un déséquilibre du microbiote peut avoir une influence sur l’humeur mais aussi contribuer à l’apparition de pathologies comme la dépression ou l’anxiété.

En résumé, et même si ce n’est pas l’unique cause du SOPK, un déséquilibre de la flore intestinale peut en partie être responsable du SOPK et avoir une influence sur les symptômes qui y sont associés.
Dès lors, une alimentation variée, de qualité, la plus brute possible, bio de préférence, contenant des fibres (fruits et légumes, aliments complets, légumineuses) et contenant de bonnes bactéries (légumes lacto-fermentés, choucroute, yaourts, kombucha, miso, soja fermenté, kimchi, kéfir…) seront nécessaires pour limiter la survenue d’une dysbiose. Le cas échéant, un apport de probiotiques bien choisis (faites-vous conseiller) permettant de rétablir l’équilibre.

Les oméga-3

Les acides gras essentiels oméga 3 jouent un rôle important dans (entre autres) la sensibilité à l’insuline et l’ovulation, mais aussi dans la gestion de l’inflammation. Une supplémentation en omégas 3 peut être utile pour améliorer les troubles de la maturation des follicules ainsi que l’hyperinsulinémie chez les femmes atteintes de SOPK.

Les compléments existent sous forme de capsules d’huiles, comme l’huile de foie de morue mais aussi l’huile de krill ou de saumon / poissons sauvages.

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Huiles de poisson riche en Omégas 3 (EPA, DHA). Contribue au fonctionnement normal du cerveau et du cœur.
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Le magnésium

Le magnésium est essentiel au bon fonctionnement du corps humain car il prend part à plus de 300 réactions enzymatiques. Les carences sont très fréquentes car l’on cumule souvent les manques d’apports (du fait d’une alimentation raffinée, appauvrie en nutriments) et la surconsommation (induite par notre mode de vie stressant, qui l’est encore plus chez les femmes atteintes de SPOK). On comprend donc l’importance d’un apport exogène chez ces dernières, d’autant plus que les études montrent que dans le cadre d’un SOPK, les symptômes suivants pourraient être améliorés par un taux optimal en magnésium :

  • Effet possible sur la prévention du diabète de type 2, amélioration de la gestion du glucose
  • Aide à la gestion du poids si SOPK avec prise de poids
  • Régularisation de la pression sanguine
  • Amélioration du sommeil
  • Apaisement du SPM (syndrome prémenstruel)
  • Amélioration de l’énergie
  • Meilleure résistance au stress
  • Meilleure régulation de l’inflammation

Attention, tous les compléments en magnésium ne se valent pas. Préférez des sels chélatés comme le taurinate, le citrate ou le bisglycinate de magnéisum.

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Quel régime alimentaire pour lutter contre les ovaires polykystiques ?

En naturopathie, la diététique et la nutrition sont l’un des leviers les plus « faciles » et rapides à mettre en œuvre lorsqu’il y a un déséquilibre dans l’organisme. Dans le cadre du SOPK, les thèmes importants sont principalement le sucre, le gluten, et les produits laitiers, car ils peuvent avoir un impact direct sur le terrain inflammatoire.

Le sucre

Dans le SOPK, 50 à 70% des femmes présentent une insulino-résistance. Ainsi, la régulation de la glycémie est l’un des axes fondamentaux des conseils alimentaires (cela est vrai pour tous mais encore plus pour le SOPK !). Outre cette insulino-résistance, la consommation en excès de sucres va favoriser le terrain inflammatoire.

Le plus simple consiste à réduire sa consommation de sucres simples et ajoutés (finalement, tout ce qui a le goût sucré, les desserts industriels ou non, les confiseries et sucreries …). Les produits sucrés tolérés en quantités « raisonnables » sont les fruits. Dans les aliments non sucrés, on veillera à consommer des sources de glucides (la grande famille des sucres) complets et non raffinés comme du pain, des pâtes, du riz, de la semoule etc. sous forme complète.

En suivant ces simples conseils, on peut rapidement diminuer sa glycémie à jeun, donc son taux d’insuline, (et du coup forcément la résistance de ses cellules à l’insuline) et son niveau global d’inflammation. Cela peut également amener à perdre du poids chez les personnes en surpoids ou obèses, et chez celles qui avaient l’habitude de consommer beaucoup de sucres ajoutés et raffinés.

Le gluten

Le SOPK étant caractérisé par un terrain inflammatoire, il est courant de conseiller de limiter sa consommation de gluten lorsque l’on en est atteinte. Il n’existe cependant (et malheureusement) pas d’étude en ce sens (mettant en relation SOPK et gluten). Par contre, il existe de nombreuses études liant le gluten et l’inflammation.

On ne parle évidemment pas ici de maladie cœliaque mais bien d’une éventuelle hypersensibilité, difficile à évaluer par des marqueurs biologiques. La consommation raisonnée de gluten fait donc partie des conseils de prévention mais il ne s’agit pas de le bannir complètement de son alimentation, et surtout pas au profit de produits sans gluten ultra-transformés.

Les produits laitiers

Nous sommes ici exactement sur le même registre que celui du gluten : on cherche à contrôler l’inflammation. Ici aussi, la littérature scientifique manque de données liant la consommation de produits laitiers chez les femmes souffrant d’un SOPK.

Nos conseils iront donc dans le même sens que pour le gluten : en consommer avec parcimonie, préférer les produits laitiers issus de plus petits mammifères que la vache (comme la brebis ou la chèvre), souvent mieux tolérés. Mais il ne semble pas nécessaire de bannir tous les produits laitiers de son alimentation.

Les autres aides naturelles

Enfin, nous souhaitons compléter nos conseils par des conseils plus généraux d’hygiène de vie et de gestion du stress et du sommeil, afin d’avoir un accompagnement complet et naturopathique de la maladie.

Pratiquer une activité physique

On connaît tous l’importance d’une activité physique régulière et adaptée pour une bonne hygiène de vie. Cela est vrai également et peut-être, d’autant plus pour les femmes atteintes d’un SOPK. En effet, la pratique régulière d’une activité physique adaptée leur permettra de gérer le poids, mais aussi gérer le stress et les éventuelles douleurs.

De nombreuses études montrent qu’une activité physique régulière induit une amélioration des paramètres cardio-métaboliques, de la résistance à l’insuline ainsi que du tour de taille et de l’IMC (indice de masse corporelle).

Gestion du stress

Le stress comme le sommeil, souvent étroitement liés, ont un impact significatif sur l’équilibre hormonal. En effet, le stress affecte directement l’hypothalamus, qui n’est autre que le centre de contrôle des hormones du cerveau. Il augmente par ailleurs le cortisol, l’hormone du stress produite par les glandes surrénales. Si cette hormone est essentielle et nécessaire, un taux trop élevé de manière durable est délétère pour l’organisme, car cortisol et insuline sont étroitement liées. La sensibilité à l’insuline peut donc être affectée, de même que le système immunitaire ainsi que l’ovulation.

De nombreuses méthodes et plantes existent pour gérer votre stress ; nous vous proposons plusieurs articles, vidéos et webinaires sur le sujet, n’hésitez pas à les (re)lire et (re)visionner !

Jeûner

Il existe de nombreux bénéfices à la mise en place d’un jeûne intermittent (plutôt du soir, donc ne pas dîner) chez une partie de la population (cela dépend du métabolisme de chacun). Le jeûne intermittent pourrait notamment permettre de limiter l’insulinorésistance, diminuer les hormones androgènes, lutter contre l’inflammation et favoriser la perte de poids si besoin.

Gardons cependant à l’esprit que le jeûne intermittent peut occasionner une charge mentale supplémentaire et favoriser l’apparition de troubles du comportement alimentaire dont le risque est déjà largement augmenté chez les femmes atteintes du SOPK. S’il est mal mené, il peut également être à l’origine d’une augmentation de l’insulinorésistance et de l’apparition de carences, donc d’un déséquilibre hormonal (œstrogène et cortisol). À manier avec précaution et si les autres pistes citées dans cet article restent infructueuses.

Un sommeil réparateur

Bien entendu, et dans cette approche globale du SOPK, le sommeil a toute sa place. En effet, il a été montré qu’il existe une prévalence de risque supérieure chez les patientes présentant des troubles du sommeil, quels qu’ils soient.

Par ailleurs, les troubles du sommeil sont également corrélés à une détérioration du bilan lipidique, une augmentation du risque de développer une maladie cardiovasculaire, une détérioration de l’IMC, de la tension artérielle et de la glycémie à jeun.

Par conséquent, toute action permettant d’améliorer le sommeil de manière générale sera la bienvenue pour accompagner votre SOPK. Là aussi, nous avons déjà publié de nombreux conseils, n’hésitez pas à les consulter.

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Voici donc de nombreux conseils pour vous aider à accompagner le SOPK de manière naturelle. Il reste primordial de se faire accompagner par un professionnel de santé.

Anne-Lise Collet – Naturopathe et nutritionniste à Rosheim (67) – www.choisir-naturo.fr

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