Alzheimer : quelles aides naturelles contre la maladie ?

Plus on vieillit, plus le risque de contracter la maladie d’Alzheimer augmente. Véritable enjeu de santé publique, cette maladie neurodégénérative représente les deux tiers des démences chez les plus de 60 ans.

À ce jour, il n’existe pas de traitement curatif. Néanmoins, des alternatives naturelles permettent de d’en ralentir son évolution.

Qu’en est-il vraiment ? L’essentiel en quelques points.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

Cette pathologie chronique souvent héréditaire guette les personnes âgées de 60 ans.

L’atteinte cérébrale de la maladie conduit inexorablement à la mort des neurones. Sont incriminés les dépôts de protéines béta-amyloïde et tau qui provoquent la dégénérescence du tissu cérébral.

Caractérisée par la perte progressive de la mémoire et de certaines fonctions intellectuelles, elle évolue de façon variable. 7 stades ont donc été définis : ils permettent de noter l’évolution des capacités d’un malade atteint d’Alzheimer jusqu’au déficit cognitif très sévère.

Les causes exactes de la maladie ne sont pas toutes identifiées. Néanmoins, selon des études scientifiques, la pathologie serait causée par l’âge, le tabagisme, une mauvaise alimentation ou des traumatismes crâniens. Les personnes peu instruites seraient aussi les plus touchées.

À noter : en 2018, une étude américaine a montré l’influence de certains agents infectieux à l’origine du développement de la maladie d’Alzheimer comme celui de l’Herpès.

Symptômes : perte de mémoire et dépendance

  • La perte de la mémoire : elle est souvent associée au vieillissement normal, ce qui rend le diagnostic précoce de la maladie difficile. Dès que les premiers troubles cognitifs s’installent, il est conseillé de les prendre au sérieux, de ne pas les banaliser et de consulter le médecin traitant pour avis.

Viennent ensuite :

  • Des perturbations dans les fonctions exécutives : le patient ne sait plus réaliser une recette de cuisine jusqu’alors connue ou attacher les lacets de ses chaussures.
  • Les problèmes d’orientation : l’individu ne retrouve plus son chemin ou n’arrive plus à se situer dans le temps.
  • Les troubles du comportement comme l’agressivité.
  • Les troubles du langage.

Puis la dépendance s’installe progressivement jusqu’au décès du sujet qui meurt des complications de la maladie.

Quels sont les traitements actuels ?

À ce jour, il n’existe pas de traitement curatif permettant de guérir de la maladie d’Alzheimer.

  • Les traitements médicamenteux sont efficaces pendant un certain temps seulement et n’empêchent pas sa progression.
  • En parallèle, afin d’atténuer des troubles collatéraux provoqués par la pathologie comme la dépression ou l’agitation, les malades peuvent recevoir des traitements complémentaires non médicamenteux. Prescrits au cas par cas, ils permettent d’améliorer leurs conditions de vie : la stimulation cognitive, la musicothérapie ou les massages ont des effets bénéfiques sur le moral et la santé de la personne âgée souffrante, tout comme les aidants !

Quels sont les traitements naturels à utiliser en complément ?

Des alternatives naturelles existent pour lutter contre la maladie. Utilisées en complément, elles aident à soulager les personnes âgées déjà fragilisés en leur évitant une accumulation de médicaments aux multiples effets secondaires.

Plantes et phytothérapie

Qui dit plantes dit phytothérapie. Avec le retour du goût pour la nature, cette pratique a le vent en poupe. Elle met en avant l’utilisation des plantes médicinales riches en principes actifs pour améliorer les maux du quotidien.

Dans le cadre d’Alzheimer, l’utilisation des plantes médicinales comme la mélisse, le ginseng, la sauge, le ginkgo biloba et 2 préparations chinoises spécifiques « Yi Gan San » et « Ba Wei Di Huang Wan » pourraient réduire les symptômes de la maladie et améliorer le confort de vie des malades.

Notons qu’une étude brésilienne mets en avant les effets bénéfiques de ces plantes qui agissent sur les troubles cognitifs et sur le sommeil des patients.

D’autres études axées sur les plantes sont en cours et prometteuses pour l’avenir.

Compléments alimentaires

  • Dans la revue Cell Metabolism, une étude française indique le rôle bénéfique de l’acide L-sérine. Cet acide aminé particulier intervient au niveau des systèmes nerveux et immunitaire pouvant retarder les troubles cognitifs liés à la maladie d’Alzheimer. Un apport en L-sérine sous forme de complément alimentaire pourrait donc restaurer la mémoire spatiale des malades.
  • Une supplémentation en choline, nutriment classé dans le groupe des vitamines B, pourrait aussi atténuer les effets de la pathologie.
  • D’autres compléments en vitamines et minéraux préviendraient le déclin cognitif et la démence comme les antioxydants bêta-carotène, la vitamine C et E.

Conseils alimentaires

L’alimentation est un élément clé dans la prévention de l’Alzheimer. Pour protéger le cerveau le plus longtemps possible, les menus doivent être sains et équilibrés.

  • À privilégier :

Le régime méditerranéen à base de produits frais, diversifiés et locaux, accompagnés d’assaisonnements : huile d’olive, herbes aromatiques fraîches ou séchées et épices variées…

  • À éviter :

Les viandes rouges, le beurre et la margarine, les fromages, l’alimentation et les boissons de type fast-food et industriels, trop gras et trop sucrés.

Comment prévenir la maladie ?

Les chercheurs estiment que la prévention de la maladie d’Alzheimer passe par une hygiène de vie la plus saine possible.

Conseils non alimentaires

Pour prévenir la maladie, il est important de prendre en considération tous les facteurs de risques et :

  • Arrêter de fumer,
  • Pratiquer une activité physique régulière,
  • Stimuler l’intellect de façon permanente,
  • Maintenir tout lien social,
  • Surveiller sa santé en général : poids, tension, diabète, dépression…

Afin de tenir à distance l’Alzheimer le plus longtemps possible.

Conclusion :

Véritable enjeu de santé publique, quelques 900 000 personnes souffrent d’une démence dont la maladie Alzheimer est la principale forme.

Savez-vous que le nombre de malades devrait doubler en 2050 ?

Les répercussions sont lourdes de conséquences dans la vie quotidienne des malades, des aidants et pour notre société.

La prévention et le diagnostic précoce sont donc importants. Ils permettent de mettre en place des actions et comportements pour lutter efficacement contre la maladie.

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