Les bienfaits de l’échinacée

Fleurs d'Échinacée

Description botanique de l’échinacée

Nom latin : Echinacea purpureaEchinacea angustifoliaEchinacea pallida

Famille : Astéracée (Asteraceae), anciennement famille des Composées (Compositeae)

Hauteur : plante vivace herbacée de 50 cm à 120 cm de hauteur selon les espèces.

Racines : système racinaire pivotant, profond et vigoureux, composé d’une racine principale fusiforme, cylindrique, parfois légèrement enroulée en spirale, d’où partent de nombreuses radicelles. Les racines sont ridées longitudinalement et profondément rainurées lorsqu’elles sont sèches.

Tige : dressée, rigide, légèrement côtelée ou anguleuse, parfois teintée de rouge, recouverte de poils rêches. La tige peut être simple ou ramifiée.

Feuilles : alternes, entières, allongées, de forme ovale à lancéolée (5 à 30 cm de long), à bord dentelé ou lisse selon les espèces. Les feuilles sont profondément nervurées, de couleur vert foncé, avec un aspect rugueux ou légèrement velu. Les feuilles basales forment une rosette d’environ 35 cm de hauteur.

Fleurs : l’inflorescence est un capitule de 7 à 15 cm de diamètre, en forme de cône proéminent au centre. Le cône central, bombé et dur comme un « hérisson » (d’où le nom Echinacea, du grec echinos = hérisson), est composé de multiples petits fleurons tubulés hermaphrodites de couleur jaune orangé à rouge foncé (1,5 à 2,5 cm de haut, environ 4 cm de diamètre). Ce cône est entouré d’une couronne de fleurons ligulés (pétales) stériles, retombants, de couleur rose, pourpre, mauve ou blanche selon les espèces (4 à 6 cm de long).

Floraison : de juillet à octobre (été-automne).

Fruit : akène brun, recherché par les oiseaux.

Origine géographique de l’échinacée

L’échinacée est originaire d’Amérique du Nord, plus précisément des grandes prairies de l’est et du centre des États-Unis (vallée du Mississippi, vallée de l’Ohio, région des Ozarks) et du sud de l’Ontario au Canada. Elle pousse naturellement dans les prairies calcaires, les bois clairs et secs, les zones boisées ouvertes et les terrains légèrement arides, du niveau de la mer jusqu’à environ 1 500 mètres d’altitude.

Il existe neuf espèces différentes d’échinacée, mais seules trois sont couramment utilisées en phytothérapie et en médecine traditionnelle :

  • Echinacea purpurea : fleurs rose à rouge violacé, feuilles dentées et lancéolées.
  • Echinacea angustifolia : fleurs mauves, feuilles étroites et non dentées.
  • Echinacea pallida : fleurs blanches à rose pâle, feuilles linéaires.

L’échinacée était traditionnellement utilisée par les tribus amérindiennes (notamment les Sioux, les Cheyennes et les Comanches) dès le XVIIIᵉ siècle pour ses propriétés cicatrisantes sur les plaies (notamment celles provoquées par les morsures de serpent), pour soulager les infections des voies respiratoires, les maux de dents et comme antidote contre certains venins.

Aujourd’hui, l’échinacée est cultivée dans de nombreux pays tempérés, notamment en Europe (France, Allemagne, Suisse) et en Amérique du Nord, pour ses usages médicinaux et ornementaux.

Parties utilisées en phytothérapie

En phytothérapie, les parties de la plante utilisées varient selon l’espèce :

  • Echinacea angustifolia : principalement la racine, rarement la plante entière. Les racines contiennent au moins 0,5 % d’échinacoside, d’acides caféique, chlorogénique et dicaféyl-quinique.
  • Echinacea pallida : principalement la racine. Les racines contiennent au moins 0,2 % d’échinacoside.
  • Echinacea purpurea : parties aériennes fraîches (feuilles, fleurs, tiges) et parfois la racine. Les racines d’echinacea purpurea contiennent au moins 0,5 % d’acides cichorique et caftarique (dérivés de l’acide caféique), mais ne contiennent pas d’échinacoside.

Quels sont les bienfaits de l’échinacée pour la santé ?

L’échinacée est utilisée depuis des siècles pour son action sur le système immunitaire. Utilisée traditionnellement par les Amérindiens contre les infections, les plaies et les morsures de serpent, elle fait aujourd’hui l’objet de nombreuses études cliniques qui confirment certains de ses bienfaits, notamment dans la prévention des infections respiratoires.

Échinacée et infections des voies respiratoires

L’échinacée est une des plantes de référence pour soutenir l’immunité en période hivernale et prévenir les infections des voies respiratoires hautes (rhume, grippe, rhinite, sinusite, pharyngite, laryngite, otite, bronchite légère).

Prévention des infections respiratoires récurrentes : de nombreuses études cliniques et méta-analyses ont démontré l’efficacité de l’échinacée en prévention des infections respiratoires :

  • Réduction de 32 % du nombre total d’épisodes infectieux (méta-analyse ERA-PRIMA, 30 études, 5652 sujets).
  • Réduction de 25 % du nombre de patients ayant eu au moins une infection respiratoire.
  • Réduction de 40 % des infections récurrentes chez les personnes sujettes aux rhumes à répétition.
  • Réduction de 26 % de la durée cumulée des épisodes infectieux sur 4 mois de prophylaxie (étude Jawad et al., 755 sujets).

Ces résultats sont particulièrement significatifs chez les personnes qui prennent l’échinacée de manière régulière et préventive pendant les périodes à risque (automne-hiver), avec des cures de 2 à 4 mois.

Soutien adjuvant des infections aiguës

Lorsqu’elle est prise dès les premiers symptômes d’infection respiratoire, l’échinacée permet de :

  • Réduire la durée des symptômes de 1,7 jours en moyenne (certitude élevée, revue systématique Mazi et al., 2025).
  • Réduire la sévérité des symptômes (douleur, fièvre, toux, congestion nasale).
  • Diminuer le recours aux analgésiques de 52 % (étude Jawad et al., 2012).

L’efficacité est maximale si la prise débute dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition des premiers signes de rhume ou de grippe.

Efficacité contre les virus enveloppés

Les études montrent que l’échinacée possède une action antivirale particulièrement marquée contre les virus enveloppés :

  • Coronavirus (rhumes communs)
  • Virus de la grippe (Influenza A et B)
  • Virus parainfluenza
  • Virus respiratoire syncytial (VRS)
  • Métapneumovirus humain

Dans l’étude Jawad et al. (2012), le nombre d’infections confirmées par RT-PCR à virus enveloppés était significativement réduit dans le groupe échinacée (24 infections) par rapport à celui du placebo (47 infections). Des études animales ont montré une réduction de la charge virale de 98,5 % après traitement à l’échinacée.

Échinacée et prévention des complications respiratoires

L’un des bienfaits de l’échinacée majoritairement étudié est sa capacité à prévenir les complications des infections respiratoires hautes, notamment :

  • Otites
  • Sinusites
  • Bronchites
  • Surinfections bactériennes

La méta-analyse ERA-PRIMA (Gancitano et al., 2024) a montré une réduction de 56 % des complications respiratoires (RR 0,44 [95% CI 0,36-0,54]) chez les personnes prenant de l’échinacée en prophylaxie.

Cette réduction des complications est particulièrement intéressante chez les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées.

Échinacée et système immunitaire : mécanismes d’action

L’échinacée doit ses propriétés immunostimulantes et anti-infectieuses à un ensemble de principes actifs qui agissent en synergie sur plusieurs niveaux du système immunitaire.

Immunomodulation

Les études in vivo (animales et humaines) ont démontré que l’échinacée :

  • Stimule l’activité des macrophages et des cellules NK (Natural Killer), cellules clés de l’immunité innée.
  • Augmente la production de cytokines pro-inflammatoires et antivirales : TNF-α (facteur de nécrose tumorale alpha), interleukines IL-1, IL-6, IL-12, et interféron.
  • Augmente la production d’immunoglobulines spécifiques : IgG (réponse primaire et secondaire) et IgM (réponse primaire précoce), ce qui renforce la réponse immunitaire adaptative face aux antigènes pathogènes.
  • Stimule la phagocytose (capacité des globules blancs à « engloutir » les agents infectieux).
  • Augmente la chimiotaxie (migration des cellules immunitaires vers les sites d’infection) grâce aux polysaccharides.

Effets antiviraux

L’échinacée exerce une action antivirale indirecte par :

  • Stimulation de la signalisation de l’interféron, molécule clé de la défense antivirale de l’organisme.
  • Inhibition de la réplication virale, notamment contre les virus enveloppés (Corona, Influenza, Parainfluenza, VRS).
  • Réduction de la charge virale dans les tissus infectés (jusqu’à 98,5 % en modèle animal).

Les alkylamides et polysaccharides de l’échinacée sont responsables de cette activité antivirale.

Effets anti-inflammatoires

Les alkylamides présents dans les racines et parties aériennes d’échinacée possèdent des propriétés anti-inflammatoires puissantes :

  • Inhibition de la cyclo-oxygénase (COX) et de la 5-lipoxygénase, enzymes concernées dans la production de médiateurs inflammatoires (prostaglandines, leucotriènes).
  • Réduction de l’infiltration de neutrophiles dans les tissus enflammés (bronches, muqueuses).
  • Modulation de la production de TNF-α et d’autres cytokines pro-inflammatoires, pour limiter l’inflammation excessive tout en maintenant une réponse immunitaire efficace.

Ces effets anti-inflammatoires expliquent pourquoi l’échinacée est également utilisée traditionnellement en application topique pour apaiser les inflammations cutanées et muqueuses.

Effets antibactériens

Bien que l’échinacée soit principalement reconnue pour son action antivirale et immunostimulante, certaines études animales ont montré une réduction significative des charges bactériennes pulmonaires après infection expérimentale par Pasteurella multocida (étude Rezaie et al., 2014).

Les polysaccharides et échinacosides pourraient contribuer à cette action antibactérienne indirecte en renforçant les défenses naturelles de l’organisme.

Usage traditionnel : autres indications

L’échinacée possède une longue tradition d’usage pour d’autres affections, bien que ces indications ne soient pas encore confirmées par des études cliniques de grande ampleur ou ne disposent que de données précliniques (études in vitro ou animales).

Usage interne traditionnel

  • Infections des voies urinaires (cystites, infections urinaires récurrentes) : l’échinacée est traditionnellement utilisée pour ses propriétés antibactériennes et immunostimulantes dans le soulagement des infections urinaires. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît cet usage traditionnel, bien que les données cliniques directes restent limitées.
  • Affections fébriles : l’échinacée a été utilisée par les Amérindiens pour aider à faire baisser la fièvre. Certaines études cliniques rapportent une diminution de la fièvre au cours des infections respiratoires, mais cet effet reste secondaire à l’action immunostimulante.
  • Inflammations articulaires (arthrite, rhumatismes) : l’usage traditionnel d’Echinacea angustifolia et Echinacea pallida pour soulager les douleurs articulaires est mentionné dans la littérature ethnobotanique, mais les données cliniques sont insuffisantes pour confirmer cette indication.
  • Maladies génitales (candidose vaginale, infections gynécologiques) : l’échinacée est parfois proposée en complément pour ses propriétés antifongiques (Candida albicans) et immunostimulantes, mais les preuves cliniques restent faibles.
  • Infections gastro-intestinales (diarrhées, colites infectieuses) : l’usage traditionnel repose sur les propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes de l’échinacée, mais il n’existe pas de données cliniques robustes pour cette indication.
  • Hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), prostatite chronique et aiguë : certains praticiens traditionnels recommandent l’association d’échinacée avec Prunus africana (Pygeum) pour soutenir la santé prostatique, mais cette indication ne repose pas sur des preuves scientifiques solides.
  • Soutien lors de traitements antinéoplasiques (chimiothérapie, radiothérapie) : des études précliniques (animales) suggèrent que l’échinacée pourrait aider à stimuler le système immunitaire chez les personnes immunodéprimées par les traitements anticancéreux et à réduire certains effets secondaires (infections opportunistes). Cependant, l’échinacée ne remplace en aucun cas un traitement anticancéreux et son usage en oncologie doit impérativement être discuté avec l’oncologue, notamment en raison de possibles interactions avec les traitements immunosuppresseurs.
  • Aphrodisiaque : l’extrait d’échinacée est parfois mentionné dans la littérature traditionnelle comme aphrodisiaque chez l’homme, mais aucune donnée scientifique ne soutient cette indication.

Usage externe traditionnel

  • Troubles cutanés : plaies difficiles à cicatriser, brûlures, furoncles, ulcères, abcès post-opératoire, herpès labial, herpès génital, acné, dermatite, psoriasis. L’échinacée appliquée localement (extrait, crème, cataplasme) est traditionnellement utilisée pour ses propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires et antibactériennes. L’EMA (Agence européenne du médicament) reconnaît l’usage traditionnel de la racine d’E. purpurea « dans le soin des taches et des boutons liés à l’acné légère ». Selon certaines études, l’extrait d’échinacée appliqué sur la peau serait aussi efficace que l’indométacine topique, un puissant anti-inflammatoire.
  • Infections dentaires et buccales (stomatite, gingivite, parodontite, gencives enflées) : l’usage traditionnel en bain de bouche ou en application locale repose sur les propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires de l’échinacée.
  • Piqûres d’insectes : l’échinacée a été utilisée par les Amérindiens pour apaiser les piqûres et morsures, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes.
  • Aphrodisiaque topique : certaines sources traditionnelles mentionnent l’application d’extrait d’échinacée en pommade sur le gland du pénis pour favoriser l’érection par stimulation nerveuse réflexe et vasodilatation locale. Cette indication ne repose sur aucune donnée scientifique.

Note importante : ces usages traditionnels ne doivent pas être considérés comme des indications thérapeutiques validées. En cas de troubles persistants, il est recommandé de consulter un professionnel de santé (médecin, naturopathe, phytothérapeute).

Sous quelle forme consommer l’échinacée ?

L’échinacée peut être consommée sous différentes formes, en fonction de l’espèce, de la partie de la plante utilisée et de l’objectif recherché (prévention ou traitement aigu).

En décoction : utilisez les racines séchées, faites-les bouillir dans de l’eau pendant 10 à 15 minutes, puis filtrez avant de boire.

En infusion : avec les feuilles ou les fleurs séchées, laissez infuser dans de l’eau bouillante pendant 10 minutes.

Compléments alimentaires : extraits glycérinés (sans alcool, adaptés aux enfants et aux personnes sensibles) ou alcoolisés, sous forme liquide ou en gélules ou comprimés. Pour un effet optimal, il est préférable de se tourner vers les compléments alimentaires, assurant un dosage en principes actifs standardisé.

Quelles parties de l’échinacée consommer ?

Parties aériennes (feuilles et fleurs) : utilisées fraîches ou séchées, surtout en infusion ou dans les extraits liquides (hydroalcooliques ou glycérinés). Riches en alkylamides, elles sont prisées pour leurs propriétés immunomodulatrices.

Racines : généralement séchées et préparées en décoction. Elles contiennent des échinacosides et sont souvent employées dans les formes traditionnelles, bien que moins concentrées que les extraits modernes.

Précautions d’emploi et contre-indications

L’échinacée est une plante généralement bien tolérée dont le profil de sécurité est équivalent au placebo dans les études cliniques (OR 0,99 pour les effets indésirables).

Contre-indications

  • Allergie aux plantes de la famille des Asteraceae (marguerite, tournesol, camomille, pissenlit, arnica, armoise, etc.) : risque de réaction allergique croisée (éruption cutanée, démangeaisons, œdème, difficultés respiratoires dans les cas graves).
  • Maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, lupus, sclérose en plaques, psoriasis sévère, etc.) : l’échinacée stimulant le système immunitaire, son usage doit être discuté avec un médecin avant toute prise, bien que les données cliniques ne montrent pas d’aggravation des maladies auto-immunes avec l’échinacée.
  • Traitements immunosuppresseurs (corticoïdes au long cours, traitements post-transplantation, chimiothérapies immunosuppressives) : l’échinacée pourrait interagir avec ces traitements en stimulant le système immunitaire. Avis médical obligatoire.
  • Grossesse et allaitement : par principe de précaution, l’usage de l’échinacée est déconseillé chez la femme enceinte et allaitante en raison de données insuffisantes sur la sécurité dans ces populations.
  • Enfants de moins de 2 ans : l’usage est déconseillé par manque de données de sécurité.
  • Enfants de 2 à 12 ans : privilégier les formes sans alcool (extraits glycérinés) et adapter la posologie au poids.

Interactions médicamenteuses

Aucune interaction médicamenteuse significative n’a été rapportée dans les études cliniques avec l’échinacée.

Toutefois, par principe de précaution :

  • Espacer la prise d’échinacée de 2 heures minimum avec d’autres traitements médicamenteux (pour éviter toute interaction au niveau de l’absorption intestinale).
  • Signaler la prise d’échinacée à votre médecin si vous suivez un traitement au long cours, notamment pour le diabète, l’hypertension ou les troubles de la coagulation.

Durée d’utilisation

  • Usage continu : ne pas dépasser 8 à 12 semaines consécutives sans pause.
  • Pause recommandée : 1 à 2 semaines tous les 2 à 3 mois pour maintenir l’efficacité du système immunitaire et éviter une accoutumance.
  • Renouvellement : les cures peuvent être renouvelées plusieurs fois dans l’année, notamment en automne-hiver.

Questions les plus fréquentes à propos de l’échinacée

Peut-on prendre de l’échinacée au quotidien ?

Oui, en cure préventive de 2 à 4 mois, notamment en période hivernale pour prévenir les infections respiratoires. Il est recommandé de faire une pause d’1 à 2 semaines tous les 2 à 3 mois pour maintenir l’efficacité du système immunitaire et éviter une éventuelle accoutumance.

L’échinacée est-elle efficace une fois le rhume déclaré ?

L’échinacée est surtout efficace en prévention et dès les premiers symptômes. Prise dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition des premiers signes de rhume ou de grippe, elle peut réduire la durée des symptômes de 1 à 2 jours et diminuer leur sévérité (fièvre, douleur, toux, congestion). En revanche, prise tardivement (après 3-4 jours d’infection), son efficacité est réduite.

Peut-on donner de l’échinacée aux enfants ?

Oui, à partir de 2 ans, en adaptant la posologie au poids de l’enfant (1 goutte par kilo de poids corporel pour les extraits fluides glycérinés, répartie sur 3 prises par jour). Il est recommandé de privilégier les formes sans alcool (extraits glycérinés) pour les enfants. Pour un conseil personnalisé, consultez un pédiatre, naturopathe ou pharmacien formé en phytothérapie.

Les études cliniques ont montré que l’échinacée est bien tolérée chez les enfants et permet de réduire significativement le recours aux antibiotiques (réduction de 76,3 %).

Échinacée purpurea ou angustifolia : quelle différence ?

  • Echinacea purpurea (parties aériennes fraîches) est la plus étudiée cliniquement et la plus efficace pour les infections respiratoires. Les extraits hydroalcooliques d’Echinaceae purpurea (65 % éthanol) ont montré les meilleurs résultats en prévention et en traitement aigu.
  • Echinacea angustifolia (racine) est traditionnellement utilisée par les Amérindiens et contient des échinacosides (absents dans Echinaceae purpurea), mais elle est moins documentée cliniquement.

Recommandation : privilégier les extraits d’Echinaceae purpurea (parties aériennes fraîches) pour une efficacité optimale basée sur les données scientifiques.

L’échinacée peut-elle remplacer les antibiotiques ?

Non, l’échinacée ne remplace pas un traitement antibiotique en cas d’infection bactérienne avérée (pneumonie, angine bactérienne, infection urinaire compliquée, etc.). Elle peut en revanche aider à prévenir les infections et à réduire le recours aux antibiotiques en prophylaxie (réduction de 40 à 80 % selon les études).

En cas de fièvre persistante (> 3 jours), de symptômes sévères (difficultés respiratoires, douleurs intenses) ou de complications (otite purulente, sinusite aiguë), consultez un médecin sans délai.

Peut-on associer l’échinacée avec d’autres plantes ?

Oui, l’échinacée se combine très bien avec d’autres plantes et nutriments.

Plantes traditionnellement utilisées pour :

  • Propolis : synergie antiseptique et immunostimulante.
  • Thym (Thymus vulgaris) : antiseptique des voies respiratoires.
  • Sureau noir (Sambucus nigra) : antiviral, antioxydant.
  • Ginseng (Panax ginseng) : adaptogène, stimulant de l’immunité.

Nutriments :

  • Vitamine C : antioxydante et immunostimulante.
  • Zinc : cofacteur essentiel de l’immunité.

Soriavie propose des formules synergiques adaptées, notamment le Defensat et l’Echinasor (échinacée + propolis + thym) pour une action optimale sur l’immunité en aigu.

L’échinacée provoque-t-elle des allergies ?

Les allergies à l’échinacée sont rares mais possibles, surtout chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des Asteraceae (marguerite, tournesol, camomille, pissenlit, arnica). Les réactions allergiques peuvent se manifester par des éruptions cutanées, des démangeaisons, un œdème ou, dans de rares cas, des difficultés respiratoires.

En cas de doute, commencer par une faible dose (quelques gouttes d’extrait fluide ou 1 gélule) et observer la réaction. En cas de réaction allergique, arrêter immédiatement et consulter un professionnel de santé.

L’échinacée est-elle efficace contre la grippe ?

Oui, plusieurs études ont montré que l’échinacée est efficace contre les virus grippaux (Influenza A et B), notamment en prévention et en traitement précoce. Elle permet de réduire la durée et la sévérité des symptômes grippaux (fièvre, courbatures, fatigue, toux) lorsqu’elle est prise dès les premiers signes. Toutefois, elle ne remplace pas la vaccination antigrippale chez les personnes à risque (personnes âgées, immunodéprimées, maladies chroniques).

Combien de temps faut-il pour que l’échinacée fasse effet ?

  • En prévention : l’effet immunostimulant se manifeste après 1 à 2 semaines de prise régulière. Pour une efficacité optimale, il est recommandé de débuter la cure avant la période à risque (septembre-octobre) et de la poursuivre pendant 2 à 4 mois tout en faisant des pauses de 1 à 2 semaines.
  • En aigu : les effets (réduction de la sévérité des symptômes) se manifestent dans les 24 à 48 heures suivant le début de la prise, à condition de commencer dès les premiers symptômes.

Peut-on prendre de l’échinacée en cas de diabète ?

Oui, il n’existe pas de contre-indication formelle à la prise d’échinacée chez les personnes diabétiques. Toutefois, certaines études animales ont suggéré que l’échinacée pourrait avoir un léger effet hypoglycémiant. Par précaution, les personnes diabétiques sous traitement médicamenteux (insuline, antidiabétiques oraux) doivent surveiller leur glycémie et signaler la prise d’échinacée à leur médecin.

L’échinacée est-elle compatible avec les traitements contre l’hypertension ?

Il n’existe pas de données cliniques indiquant une interaction entre l’échinacée et les traitements antihypertenseurs. Toutefois, par précaution, il est recommandé de signaler la prise d’échinacée à votre médecin si vous suivez un traitement contre l’hypertension et de surveiller votre tension artérielle régulièrement.

Conclusion

L’échinacée est une plante médicinale de référence pour renforcer le système immunitaire, prévenir les infections respiratoires récurrentes et réduire le recours aux antibiotiques. Les études cliniques de haute qualité confirment son efficacité en prophylaxie et en soutien précoce des rhumes, grippes et infections ORL, avec un profil de sécurité excellent.

Pour bénéficier pleinement de ses propriétés, privilégiez les extraits standardisés en principes actifs (polysaccharides, alkylamides, acide cichorique), notamment les extraits hydroalcooliques d’Echinacea purpurea (parties aériennes fraîches) ou les extraits glycérinés sans alcool pour les enfants et personnes sensibles.

Sources scientifiques

  1. Ogal, M., Johnston, S.L., Klein, P. et al. Echinacea reduces antibiotic usage in children through respiratory tract infection prevention: a randomized, blinded, controlled clinical trial. Eur J Med Res 26, 33 (2021). https://doi.org/10.1186/s40001-021-00499-6
  2. Gancitano, G., Mucci, N., Stange, R., Ogal, M., Vimalanathan, S., Sreya, M., Booker, A., Hadj-Cherif, B., Albrich, W. C., Woelkart-Ardjomand, K., Kreft, S., Vanden Berghe, W., Hoexter, G., Schapowal, A., & Johnston, S. L. (2024). Echinacea Reduces Antibiotics by Preventing Respiratory Infections : A Meta-Analysis (ERA-PRIMA). Antibiotics, 13(4), 364. https://doi.org/10.3390/antibiotics13040364
  3. Jawad, M., Schoop, R., Suter, A., Klein, P., & Eccles, R. (2012). Safety and Efficacy Profile of Echinacea purpureato Prevent Common Cold Episodes : A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial. Evidence-based Complementary And Alternative Medicine, 2012, 1‑7. https://doi.org/10.1155/2012/841315
  4. Rehman, J., Dillow, J. M., Carter, S. M., Chou, J., Le, B., & Maisel, A. S. (1999). Increased production of antigen-specific immunoglobulins G and M following in vivo treatment with the medicinal plants Echinacea angustifolia and Hydrastis canadensis. Immunology Letters, 68(2‑3), 391‑395. https://doi.org/10.1016/s0165-2478(99)00085-1
  5. Burlou-Nagy, C., Bănică, F., Jurca, T., Vicaș, L. G., Marian, E., Muresan, M. E., Bácskay, I., Kiss, R., Fehér, P., & Pallag, A. (2022). Echinacea purpurea (L.) Moench : Biological and Pharmacological Properties. A Review. Plants, 11(9), 1244. https://doi.org/10.3390/plants11091244

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