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Première cause de consultation en urologie, les troubles de la prostate (prostatite ou inflammation de la prostate, hypertrophie bénigne ou adénome de la prostate) touche des hommes de tous âges. En complément ou en substitution des traitements conventionnels, la phytothérapie peut être d’une grande aide dans la prévention des troubles de la prostate. Nous allons nous intéresser dans cet article aux aides naturelles en cas d’inflammations ou d’hypertrophie de la prostate.
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La prostate est une petite glande du système génital masculin entourant l’urètre et participe à la production du liquide séminal chez l’homme. Les hormones sexuelles venant des testicules entraînent une augmentation du volume de la prostate dès 40 ans. Ce phénomène, considéré comme normal, peut avoir de fortes répercussions, tant physiques (irritations des voies urinaires pouvant aller jusqu’à l’obstruction) que psychologiques (inconfort dans la vie quotidienne).
Il y a trois types de pathologies différentes :
On se concentrera dans cet article sur la phytothérapie des troubles de la prostate.
Dans sa forme aiguë, la prostatite est une urgence médicale et son origine est dans 80% des cas liée à une infection bactérienne à Escherichia coli. Mais elle peut également être favorisée par un adénome de la prostate, voire une anomalie anatomique.
Le traitement allopathique consiste en une antibiothérapie (3 semaines de fluoroquinolones) si l’origine est bactérienne. Des alpha-bloquants sont prescrits pour détendre les muscles de la vessie, ainsi que des anti-inflammatoires et des inhibiteurs de la 5-alpha-réductase (afin de diminuer le volume de la prostate).
Symptômes : syndrome grippal avec fièvre, frissons, douleurs musculaires, envies fréquentes d’uriner, brûlures à la miction, douleurs dans la région pubienne, prostate douloureuse au toucher rectal.
Diagnostic : le diagnostic se fait par le toucher rectal, une prise de sang, un ECBU (Examen Cyto-Bactériologique de l’Urine) voire, si nécessaire, une échographie.
Pour éviter les inflammations de la prostate (prostatite), il est important de savoir que l’on peut agir de manière naturelle. Toutefois, il est généralement préférable de le faire de manière préventive, afin d’éviter le passage à la chronicisation de l’inflammation et éviter l’apparition de troubles aigüs, ou d’une hypertrophie bénigne de la prostate (BNP).
Consulter un urologue dès l’apparition d’un trouble.
*L’alimentation à visée anti-inflammatoire de type méditerranéenne privilégiant :
En prévention des inflammations de la prostate, on notera l’importance de lutter contre la constipation qui entraîne une congestion veineuse du bas ventre (par la consommation de psyllium, huile de coco, pruneaux secs par exemple, ou le maintien d’une hydratation suffisante).
Pour approdfondir le sujet, vous pouvez consulter notre article sur l’alimentation anti-inflammatoire.
En naturopathie, on pourra également proposer des techniques de gestion du stress et des émotions, car on sait que les troubles nerveux peuvent entraîner des perturbations des systèmes nerveux, immunitaire et hormonal. Des compléments alimentaires adéquats peuvent également être proposés.
Complications : si la prostatite aiguë n’est pas correctement soignée, il y a un risque de chronicisation, qui peut aussi évoluer vers une septicémie, un abcès de la prostate ou de la rétention urinaire.
Partie utilisée : les fruits
Principes actifs : entre autres, on trouve des triaglycérols, des phytostérols, des alcanes.
Actions : anti-inflammatoire, anti-œdémateuse, inhibitrice sur certaines enzymes prostatiques (5-alpha-réductase) responsables de l’action de certaines hormones (DHT) ayant un rôle majeur dans l’agrandissement de la prostate. Le palmier de Floride possède également un effet anti-androgène périphérique, c’est-à-dire qu’il permet de réduire les effets de la DHT sans faire diminuer le taux sérique de la testostérone (évitant ainsi les effets secondaires au niveau de la sphère sexuelle).
Effets constatés : réduction des symptômes urinaires tels que les levers nocturnes fréquents (nycturie) et la difficulté à uriner (dysurie). Ces effets sont dus à la réduction de l’inflammation et du volume de la prostate, permettant un meilleur écoulement de l’urine et réduisant la pression sur la vessie.
Partie utilisée : l’écorce
Principes actifs : acides gras, des alcanols, des phytostérols.
Actions : anti-inflammatoire, anti-œdémateuse, augmente l’élasticité vésicale, stimule les sécrétions prostatiques, inhibe les facteurs de croissance responsables de la prolifération cellulaire du tissu prostatique.
Effets constatés : diminution de la pollakiurie nocturne.
Ces trois plantes se retrouvent dans le complexe C-10 PROSOR, conseillé pour lutter contre l’inflammation de la prostate, l’augmentation de volume de la prostate et les troubles urinaires nocturnes.
Partie utilisée : la racine
Principes actifs : entre autres, on trouve des lectines, des polysaccharides, des stérols, des acides gras et des composés phénoliques.
Actions : anti-proliférative, anti-inflammatoire, ainsi qu’inhibition de la 5-alpha-réductase et activité immuno-modulante. Des tanins, par leur astringence, participent à la décongestion pelvienne.
Effets constatés : diminution de la fréquence mictionnelle, du résidu post-mictionnel et diminution du volume de la prostate, sans effets secondaires notoires.
Conseils : C’est une phytothérapie à conseiller lors de prostatite non spécifique et dans les adénomes débutants.
Partie utilisée : les parties aériennes
Principes actifs : on trouve entre autres des flavonoïdes (tels que le kaempférol, la quercétine…).
Actions : anti-œdémateuse, inhibition de la libération de prostaglandines.
Conseils : C’est en simple tisane que l’on note de bons résultats sur les troubles mictionnels (1 cuillère à café dans 1 tasse, infuser 10 minutes, 1 tasse par jour).
Partie utilisée : les graines
Principes actifs : entre autres, on trouve des stérols, des squalènes.
Actions : inhibition sur la 5-alpha-réductase, décongestion de la prostate. Le zinc qu’elle contient aide à maintenir une fonction normale de la prostate. Sa richesse en minéraux et oligoéléments contribue à l’augmentation de la tonicité musculaire de la vessie.
On peut utiliser l’huile essentielle de cyprès (Cupressus sempervirens) pour son action décongestionnante du petit bassin par vasoconstriction veineuse et l’huile essentielle de pistachier lentisque (Pistacia lentiscus), qui améliore la congestion prostatique.
Posologie : huiles essentielles à utiliser en suppositoires.
Ces aides naturelles contre les inflammations de la prostate (en phytothérapie ou en aromathérapie) nécessitent toujours l’avis d’un phytothérapeute et/ou d’un médecin afin d’éviter les potentielles contre-indications et interactions avec un traitement médicamenteux. À noter qu’un traitement, qu’il soit « naturel » ou médicamenteux, ne devraient pas se substituer, mais plutôt être complémentaire à une hygiène de vie saine.
Auteur : Anne-Dominique Meyer, Dentiste-Naturopathe.
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