Les remèdes naturels contre le mal de gorge

Grippe, bronchite, maux de gorge, rhume, rhinopharyngite…. Pour éviter de passer l’hiver au lit, découvrez vite nos conseils et astuces pour les prévenir et les combattre.

Maux de gorge : quelles sont les causes ?

Le mal de gorge peut se ressentir de différentes manières. Picotements, douleurs ou sensations de brûlures, le mal de gorge s’associe parfois à des difficultés à avaler ou à parler. Ceux-ci sont parfois accompagnés d’autres symptômes en fonction de la maladie, du virus ou de la bactérie en cause. Il peut s’agir de maux de gorges passagers ou d’affections telles qu’une angine, une pharyngite ou une rhino-pharyngite virale. En hiver, la toux, les éternuements ou une obstruction nasale peuvent souvent accompagner le symptôme, lors d’une grippe par exemple. Certaines de ces pathologies d’origine virales peuvent ensuite dégénérer en infections microbiennes au niveau des poumons.

Les causes d’un mal de gorge sont nombreuses. Parmi elles :

  • Une réaction allergique.
  • L’air sec, surtout en hiver lorsque les maisons sont chauffées ou en été à cause de la climatisation.
  • La pollution ou des irritants chimiques comme la fumée de tabac ou l’évaporation de produits comme les colles, les peintures, les solvants ou les produits ménagers….
  • Une inflammation pharyngolaryngée après un surmenage vocal.
  • Un reflux gastro-œsophagien provoquant des pharyngites du fait de la remontée du liquide acide de l’estomac vers la gorge.

Un mal de gorge qui persiste plusieurs semaines peut être le signe d’un problème plus sérieux. Il faut alors penser à consulter un médecin généraliste ou un oto-rhino-laryngologiste (ORL) pour éviter une infection du pharynx ou du larynx ou des problèmes plus graves.

Quels sont les remèdes naturels ?

En phytothérapie, les plantes médicinales riches en principes actifs sont des alliés à ne pas négliger pendant les périodes d’inconfort. Certaines sont analgésiques et soulageront rapidement les irritations de la gorge. D’autres ont des propriétés antiseptiques et permettent à l’organisme de lutter naturellement et efficacement contre les infections.

Echinacée : L’usage de l’échinacée est reconnu comme traitement d’appoint des infections du système respiratoire (rhume, laryngite, sinusite …) et des voies urinaires. Au niveau de la peau, l’échinacée permet de traiter les ulcères chroniques et les plaies cutanées qui guérissent mal. Ces indications sont, dans l’ensemble, confirmées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’ESCOP. L’ESCOP reconnaît aussi l’usage de l’échinacée pour prévenir le rhume.

Plusieurs études cliniques ont montré que l’échinacée modifie la réponse immunitaire en cas de coup de froid et elles ont souligné l’efficacité de certains composés présents pour réduire l’inflammation lors d’une infection.

L’échinacée stimule la production des globules blancs, ces cellules qui assurent notre protection. Et savez-vous ce que l’on trouve dans les amygdales ? Des globules blancs. Et ces globules sont très sensibles à la stimulation que fournit l’échinacée.

Éleuthérocoque : l’éleuthérocoque est devenu très populaire auprès des athlètes en raison de ses vertus supposées sur les performances sportives. Parfois appelée « Ginseng de Sibérie », elle a commencé à être utilisée en tant que plante médicinale dans les années 1980. Des études scientifiques ont démontré ses bienfaits et l’OMS reconnaît son utilisation pour soutenir et stimuler l’organisme en cas de fatigue et de faiblesse.

Propolis : la propolis, comme le miel d’ailleurs, a fait ses preuves pour soulager les maux de gorge et les infections ORL. Elle est très utilisée au niveau buccal, lorsque les cordes vocales sont irritées comme antiseptique naturel, pour soulager les voies respiratoires, pour les maux de gorge, contre la toux ou les extinctions de voix.

De nombreuses études cliniques ont souligné l’efficacité de la propolis en tant qu’antiseptique, anti-inflammatoire et immunostimulant. Son action immunostimulante permet de redonner un coup de fouet aux organismes affaiblis.

En effet, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et anesthésiantes, la propolis diminue les douleurs de la gorge rapidement. En plus, ses actions antibactériennes et antivirales luttent contre l’invasion microbienne et aident à réduire la durée de l’infection.

L’échinacée, la propolis et l’éleuthérocoque sont réputés pour stimuler les défenses immunitaires et peuvent être utilisées à titre préventif. En curatif, l’échinacée et la propolis agiront par leur action antiseptique et anti-inflammatoire. De nombreux autres remèdes naturels appelés aussi « remèdes de grand-mère », peuvent être utilisés en complément dès les premiers symptômes sous formes de tisanes, de pastilles ou de cataplasmes : pépins de pamplemousse, sauge, racine de guimauve, jus de citron, miel-citron, tisane de thym, origan, sariette, ….

Conseils alimentaires préventifs contre le mal de gorge

En plus de la phytothérapie, il est également conseillé de prêter attention à son alimentation, car les patients en état de faiblesse sont de gros consommateurs de nutriments essentiels à l’organisme.

Vitamine C : la vitamine C est probablement le supplément le plus consommé dans les pays occidentaux. Elle participe au maintien de la fonction immunitaire et contribue à traiter le rhume à hautes doses.

Magnésium : le magnésium stimule l’action des globules blancs et aide à lutter contre la fatigue. Les amandes et les noix de cajou sont des aliments qui apportent de bonnes quantités de magnésium.

Vitamine D : la vitamine D ne sert pas seulement à fixer le calcium dans l’os. Les études scientifiques se sont intéressées à son action sur le développement des lymphocytes T, qui s’attaquent directement aux virus et aux bactéries. La vitamine D doit d’abord se fixer sur les récepteurs de ces lymphocytes pour les activer. Une grande partie de la population présente une insuffisance, voire une carence en vitamine D, naturellement fabriquée au niveau de la peau sous l’action du soleil. Pour pallier la carence en vitamine D, on recommande la consommation de maquereau, de hareng, de sardine ou de saumon, voire d’huile de foie de morue. Il reste toujours la possibilité de complémenter.

S’hydrater : on oublie trop souvent de boire durant l’hiver, alors que le froid assèche et déshydrate. Il ne faut donc pas hésiter à boire autant qu’en été, même si le corps ne semble pas le réclamer. Les thés et infusions sont un bon moyen de s’hydrater quand il fait froid.

Oméga 3 et acides gras : en plus d’être contenu dans les poissons gras (saumon, sardine, maquereau…), le « bon gras » est présent dans les oléagineux, les graines (graines de chia, graines de courge…) et certaines huiles végétales (l’huile d’olive et l’huile de tournesol…). Les oméga 3 ont des propriétés anti-inflammatoires.

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