Comprendre la vitamine D

La vitamine D est un sujet de nutrition à la mode du fait de son rôle au niveau du système immunitaire. Pourtant, d’après l’étude de l’Institut National de Veille Sanitaire de 2020, 80% de la population française serait carencée en vitamine D. Et pour beaucoup d’entre nous, la sédentarité, n’aide pas à réduire ces carences. De plus, avec le Covid, nous avons eu tendance à rester plus enfermés dans nos appartements et les trajets domicile- bureau qui permettaient peut-être de voir la lumière du jour sont réduits. Enfin, la pratique de loisirs de plein air a aussi tendance à se raréfier.

Alors, allons voir de plus près ce qu’est la vitamine D, quels sont ses rôles pour notre organisme et ou la trouver.

Les origines de la vitamine D

Découverte en 1922 par un biochimiste américain, la vitamine D est la quatrième vitamine à être découverte et c’est la raison pour laquelle elle a été naturellement désignée par la lettre D.

Elle a d’abord été liée à la prévention du rachitisme chez les enfants carencés d’où son nom de « calciférol » qui veut dire « qui porte le calcium », en référence au rôle du calcium dans la minéralisation osseuse. Au début des années 1970 des chercheurs ont montré l’existence de récepteurs à vitamine D dans de nombreux tissus de notre organisme. Ses nombreux rôles font que sa forme activée est aujourd’hui considérée comme une hormone.

Comment avoir un apport en vitamines D suffisant ?

En matière d’apport, 10% seulement de notre vitamine D provient de l’alimentation. On la trouve dans l’huile de foie de morue, les poissons gras, le jaune d’œuf et pour les végans dans les champignons et l’avocat entre autres. Attention cependant à l’huile de foie de morue, qui prise en grande quantité est trop riche en vitamine A.  Cette vitamine est toxique à forte dose et a la particularité de bloquer l’activité de la vitamine D.

Pour ce qui est des 90% restants, notre vitamine D est produite par action des UVB sur un dérivé du cholestérol au niveau de la peau. Cette synthèse cutanée dépend de nombreux facteurs :

  • D’une longueur d’onde précise des UVB selon la latitude, la saison ou le moment de la journée.
  • De la présence de la pollution atmosphérique et de la couverture nuageuse qui bloquent une bonne partie des UV.

La couleur de peau et la quantité de surface de peau exposée : une peau foncée mettra plus de temps à bronzer et à assimiler la vitamine D qu’une peau plus claire. Il est bien-sûr possible de s’exposer au soleil sans crème solaire, mais sans dépasser un temps court, variable selon le phototype de la peau et en fonction de l’indice d’UV.

Quels sont les signes de déficit en vitamine D ?

De nombreux symptômes peuvent alerter sur un déficit, voire une carence en vitamine D. Parmi eux :

  • la fatigue et la faiblesse musculaire
  • la déminéralisation
  • la déprime et l’épuisement
  • la peau sèche et les crampes
  • les douleurs articulaires

Bien-sûr, tous ces signes n’arrivent pas en même temps et cela s’exprimera différemment selon chaque personne. Mais l’on constate, du fait de la diversité de ces signaux d’alarme, l’étendue des rôles de la vitamine D, considérée comme une hormone.

De nombreuses pathologies associées à un déficit en vitamine D témoignent des rôles de cette dernière :

  • Un rôle immunomodulant : notamment dans le cas de maladies auto-immunes
  • Un rôle anti-infectieux : stimulation de la synthèse de notre antibiotique naturel – la cathélicidine – au niveau cellulaire
  • Un rôle antiviral : protection par rapport aux infections nosocomiales
  • Un rôle anti-inflammatoire dans les MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin)
  • Un rôle de protection : par rapport aux maladies cardiovasculaires et neurodégénératives, asthme, diabète II, …

Un rôle protecteur : aussi par rapport au cancer. La vitamine D aide à bloquer la prolifération des cellules cancéreuses mutées, en stimulant l’apoptose c’est-à-dire le suicide cellulaire de ces cellules.

De combien de vitamine D avons-nous besoin ?

La vitamine D3 synthétisée au niveau de la peau subit une série de transformations afin d’être activée, notamment au niveau du foie et du rein. A ce niveau, les réactions métaboliques nécessitent la présence de magnésium, une autre carence très fréquente dans la population française, qui font d’elle cette puissante hormone stéroïde, le calcitriol. Pour combler ses besoins quotidiens, l’organisme utilise entre 3 000 et 5 000 Unités internationales (UI).  Au soleil l’homme peut synthétiser naturellement entre 10 000 à 20 000 UI.

Nous sommes donc conscients qu’il est, pour la plupart d’entre nous, indispensable de se supplémenter afin de maintenir un taux correct de vitamine D. En France le minimum correspondant à un taux satisfaisant est de 30 ng/ml de sang.

Tout le monde connait les ampoules prescrites sur avis médical pour lutter contre l’hypovitaminose.

En naturopathie, certains considèrent que cet apport n’est pas assez respectueux du fonctionnement normal du corps, car l’homme est fait pour apporter tous les jours par exposition au soleil des doses moins importantes que celles contenues dans les ampoules. C’est pourquoi il est plutôt recommandé d’apporter une dose quotidienne sous forme de gouttes afin de permettre à l’organisme d’être dans un état de santé optimal, associé à une hygiène de vie adéquate bien sûr.

Le choix des gouttes est vaste, le critère du choix doit se porter sur la composition du produit : vitamine D3, huile végétale de qualité (colza bio) et éventuellement un antioxydant.

La quantité à prendre, exprimée en UI / jour, dépendra du taux de départ, idéalement constaté par une prise de sanget sera ajustée sur les conseils de votre thérapeute. On conseille d’atteindre une fourchette comprise entre 40 et 80 ng/ml pour une santé optimale. Le seuil de toxicité, car la vitamine D étant liposoluble se stocke dans l’organisme, est fixé à 10 000 UI/jour, le seuil de sécurité fixé par les autorités nord-américaines et européennes est de 4 000 UI / jour. Pour la France la recommandation officielle de l’ANSES n’est que de 400 UI/jour !

Vitamine D et Covid-19

« Les effets positifs connus de la vitamine D sur le système immunitaire soulèvent l’hypothèse que les personnes ayant un statut satisfaisant en vitamine D sont mieux armées pour ne pas développer la maladie ».

Voilà ce que prône le 19 janvier 2021, les résultats d’une étude de 73 médecins spécialistes et 6 associations de médecins.

Des études confirmeraient que le rôle anti-inflammatoire de la vitamine D réduirait la fameuse tempête de cytokines.

En conclusion, on se souviendra que l’homme est né et a vécu au soleil pendant des millions d’années. Nos conditions de vie ont changé et malheureusement ne nous permettent plus d’assurer un taux suffisant de vitamine D afin de profiter de tous ses effets bénéfiques.

Pensons alors à maintenir un taux suffisant, notamment grâce au soutien des compléments.

Rédaction : Anne Dominique Meyer – Naturopathe

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